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Essais - Tests

13 février 2009 - 1er essai

Autant dire que celà nous encourage et que c'est formidable de mettre sa "voiture", ou plutôt son véhicule dans le train. Sur la photo ci-dessous, Sebajdin, Claudio et Thomas nous montre qu'il est facile de faire entrer et sortir l'engin à deux. Le troisième est aussi utile pour éviter que les portes automatiques ne se referment sur l'engin. Le fait que les wagons soient à la hauteur du quai est vraiment formidable.

On voit clairement sur la photo qu'il est encore possible de passer à côté du Trike, et même avec une poussette. Tout est question d'être attentif car les entrées et sorties du train ne sont pas toujours du même côté. Il faut donc être bien présent pour éviter qu'un usager du train ne soit en difficulté pour entrer ou sortir.

Mais il est vrai que le Trike 333 est long, probablement proche de 3m40 avec sa bulle avant.

La bulle est assez légère, souple, et se raye facilement. Il ne faut pas compter sur elle en cas de choc pour arrêter l'engin. C'est vraiment une bulle pour le vent.

Dès l'entrée dans le train, les premiers ajustements techniques sont nécessaires. Les fixations de la bulle avant ne semblent pas suffisamment serrées. Avec les deux tournevis dont nous disposons (il faudra prévoir une vraie caisse à outil la prochaine fois...!) Raffaël et Alban s'affairent avec courage pour tout remettre en place.

Pour finir on démonte la bulle (qui est tellement souple qu'elle se roule), pour avoir un meilleur accès.

Puis on s'aperçoit qu'il faudrait resserrer les fixations des tissus des sièges, ce que Raffaël fait jusqu'à l'arrivée à Yverdon.

Le temps est beau, sec. Pas besoin d'utiliser les ateliers et hangars de Travys qui nous auraient été mis aimablement à disposition pour nos essais. Direction le bord du lac, sur l'emplacement de l'ancien hippodrome.

Le premier pilote est Nathan. Très motivé, il découvre sans peur la conduite du Trike. Sur la photo ci-dessous (à droite), on le voit avec Alex. Et qui s'offre volontairement comme passager quand le professeur veut faire ses premiers exercices de pilotage? C'est Jason (ci-dessous vu de dos).

Puis les équipes se succèdent. Voici Sebajdin et Marco, devant le Jura bien enneigé. On devine ainsi la dénivellation (le Chasseron est 1200, plus haut que nous, soit 4 fois la Tour Eifel, et Mauborget 800m plus haut. Il faudra effectuer cette dénivellation pour le Jurassic Test 2009!

Tout semble aller pour le mieux. On commence à s'habituer à la direction (et on ose passer entre deux piquets, tourner sur un parking, atteindre les 40km/h, passer les vitesses (3 plateaux x 9 vitesses).

Mais voilà que de petits ennuis s'invitent. La chaine avant (de liaison) a tendance à dérailler trop souvent. On diagnostique une petite roulette de soutien positionnée trop à l'extérieur, ce qui conduit la chaine à se présenter trop en biais sur le plateau du milieu de trike. Mais notre outillage est trop limité. Pas moyen de faire ce réglage.

On voit aussi que le règlage des sièges est difficile (nécessite une clé imbus, et prend minimum 2 minutes). Enfin c'est Valentin qui se prend le bas du jean (un peu large il est vrai) dans la chaine. Il faudra faire dérailler la chaine artificiellement pour le délivrer !

Voici maintenant Raffael et Michèle. Mais la vitesse glace les mains (il ne fait que 0°C). Il faudra bientôt songer à rentrer. Encore un petit essai pour Thomas, qui restera avec Sebajdin jusqu'à la gare.

Et la photo avec toute la classe, à la fin d'une après-midi qui nous a donné confiance sur les capacités de l'engin que nous avons choisi pour en faire un véhicule électro-solaire. Nous nous réjouissons de le voir équipé du toit, des batteries, du moteur.

30 mars 2009 - 53 km!
 

A 8h20, Marco et Alban remplacent les deux autres. Ils passent de 20 km/h à 30 km/h. Il ont eu quelques frayeurs, notamment deux ou trois décollements de la roue intérieure mais il n'y eu aucun dégât. Ils ont tourné jusqu'à 9h10.

Dès 9h20, Monsieur Girardier et Rafael (l'homme cagoulé) passent à l'action. Ils font des tours très rapides, leur trajectoire atteint plusieurs fois la limite du bord de piste. Ce qui leur coûte deux sorties de piste sur le même tas de neige. Le tour (130m) est bouclé en 15 secondes environ, ce qui est assez impressionnant à voir. Le Trike laisse des traces dans les virages, et cela ne semble pas du aux flaques, mais simplement à de la gomme laissée sur la piste.

Après quelques réglages techniques (notamment les pare-boues ont souffert dans les tas de neige), ils reprennent les commandes mais pour une petite durée car quelques virages plus tard, plusieurs rayons ont lâché.

Le test est donc écourté pour problème technique.

Nous avons pu constater pendant ce test:

  • que sans pédaler on dépasse sans problème les 30km/h au plat. 38km/h semble t'il.

  • que la consommation dans ces conditions (sur plat, en virage, sans pédaler) varie entre 12 et 25 Wh/km selon la vitesse, l'accélération etc.

  • qu'il doit être possible de parcourir 130 km environ sans pédaler, vu la grande capacité de batterie.

  • que le pilotage demande du doigté, et qu'en virage serré il est préférable que le passager fasse contrepoids. On se demande d'ailleurs s'il ne faudrait pas prévoir quelque chose pour augmenter la stabilité (élargissement voie avant? roulettes arrières?). Surtout en pensant qu'un toit solaire va faire remonter ce centre de gravité. Un travail de recherche de centre de gravité est en cours.

  • qu'il faut prévoir, pour un prochain test, une piste beaucoup plus grande afin de ne pas être en permanence limités par les virages trop serrés.

 

Donc déception à cause de la casse, et en même temps c'est très encourageant et très excitant à conduire.

 

Voici les relevés que nous avons pu faire durant cette matinée:

10 avril 2009 - 270km
 

Jeudi 9 avril, 20h00: Le Trike quitte Coffrane (NE) avec de nouveaux rayons, de nouveaux freins, un nouveau pneu avant droit.

Jeudi soir 9 avril, 23h55: Les batteries finissent d'être chargées (parties à 52V, les voilà à 58V, prêtes à débiter longtemps). Tout est prêt pour le test.

Vendredi matin, 8h00 : La piste apparait comme assez réelle et pas si facile, non seulement à cause des virages, mais aussi à cause des bosses (trois ralentisseurs proches de l'arrivée-départ), de la terre au centre de la route, de quelques trous, des promeneurs, des chiens, des vélos et même des voitures qui ne devraient pas circuler sur cette piste cyclable, et pourtant... Quelques chiens nous valent des freinages d'urgences. Sur la poussière de terre, les nouveaux gros freins stoppent facilement les roues avant, et ça glisse parfois.

9h00: Un connecteur batterie commence à nous ennuyer. Il faut s'arrêter souvent après les secousses pour le rebrancher. Pour finir, on fait un grand arrêt de quelques minutes pour attacher le connecteur avec du fil de fer. Ca va tout de suite mieux.

10h00: On commence enfin à pouvoir profiter du soleil qui monte dans le ciel d'un bleu sans nuage. La neige est encore visible sur le Jura (voir photo 2), mais ici en plaine l'air commence à chauffer. Ce n'est pas trop tôt après une cinquantaine de km à grelotter... Ci contre un des tronçons en béton où il faut éviter la partie centrale où la terre s'accumule.

10h30: Mickaël, élève de SCB de l'année passée, nous rejoint. Il apprend rapidement à piloter et nous sommes donc trois à nous relayer, ce qui est nettement plus facile pour noter les infos. Ci contre une vue du tronçon groudronné le long du chemin de fer. Plat, mais pas mal bosselé.

12h00: Les kms défilent, comme prévu. Vers 12h30, la tension commence à passer de 48V à 26V brutalement, comme si un des blocs batterie s'arrêtait pour cause de sous-tension. Dès ce moment le moteur ne donne plus rien. C'est particulièrement vrai à la réaccélération après virage. Après un dernier tour où il faut revenir à la pédale, on se dirige vers l'aérodrome pour recharger les batteries et les estomacs.

Nous pensons même que si nos deux batteries avaient été plus équilibrées, on aurait pu s'approcher mieux des 40Ah (il semble qu'on n'a pu tirer que 33.87Ah).

L'idée cet après-midi est donc de repartir, chargés et en pédalant. On s'îmagine être partis en vacances sur un long trajet, et s'arrêter à midi pour recharger. Le restaurant de l'aérodrome nous permet d'être dehors et d'avoir un oeil sur la recharge du Trike.

Ci contre le Trike en charge grâce à une rallonge qui va jusque dans les toilettes du restaurant de l'aérodrome.

La pause de midi nous permet de mettre au propre les relevés sur Excel, et grâce au Wifi de l'aérodrome, de placer les résultats (mais pas les photos sur internet). La recharge est plutôt rapide (un peu moins de 2 heures).

15h00: le Trike repart. Gonflé à bloc, cette fois l'idée est de s'approcher des 35km/h de moyenne. Des pointes à 40 et même 42km/h sont possibles, mais il faut compter avec les virages nombreux, et maintenant avec presque une foule sur la piste, des vélos (qu'on double avec une grande différence de vitesse), des rollers, des promeneurs (parfois avec plusieurs chiens), et même un ou deux tracteurs qui nous gratifient d'une poussière, comme si on n'en faisait pas assez nous-mêmes.

Et puis l'idée est de tenir jusque vers 20h, donc on ne va pas tirer à fond sur le moteur. Quoique notre "cycle analyst" nous indique que notre consommation est retombée (depuis qu'on pédale) aux alentours de 10Wh/km, au lieu de 15 le matin. On s'aperçoit qu'en approchant des 40km/h, on se met à consommer moins, car le contrôleur du moteur coupe progressivement la puissance dans cette zone.

Question changements de vitesse, c'est simple, on est toujours sur la plus longue, même en sortie de virage, l'assistance nous amenant rapidement à 30km/h.

Certains promeneurs, qui nous voient plusieurs fois les dépasser puis les croiser de nouveau, nous font presque la fête...

15h30: c'est CSA (Csaba Gyuriga, enseignant en polymécanique), qui nous rejoint avec son fils. Cela permet à Mickaël et Simon de rentrer se reposer.

Quelques photos prises lors des relais, Mickaël et Simon laissent la place. A droite, derrière JCY, le fils de Csaba Gyuriga.

16h30: Puis c'est une visite importante pour le soutien au projet, celle de notre directeur Michel Tatti (sur la photo ci-contre, à l'arrière) et son fils, immédiatement mis à contribution pour les deux tours suivants, pas les plus lents d'ailleurs. Sur la photo, avec Csaba Gyuriga aux commandes.

19h00: L'heure tourne, le compteur kilométrique passe 200, puis 250km. Le jour baisse un peu.

Vers 19h45, on a déjà 270km! Sans lumière, cela devient presque un peu dangereux de continuer. Le passage d'une voiture de police nous incite à ne pas prendre de risque. La journée a été bien assez longue. Pour le Trike (qui a perdu un garde-boue, à cause d'une fixation cassée), et qui s'est couvert de poussière jusque dans les moindres recoins. Et pour les participants à cette grande journée.

 

Au final, une formidable journée pleine de promesses pour notre Trike. Au fait, connaissez-vous un autre vélo électrique capable de parcourir 270km en moins de 12h, recharge comprise s'il en a besoin? Pas facile à trouver.

Voici les valeurs relevées lors de cette journée du 10 avril 2009 à Yverdon. Parcours plat, le matin sans pédaler, l'après-midi en pédalant (pas de grand cycliste parmi les 7 participants).

Note: les valeurs de tension peuvent parfois varier suivant si la lecture a été faite Trike arrêté ou en action. La tension peut perdre 0.5V lorsqu'on demande du courant.

Ci-dessous la courbe de décharge des batteries en fonction de la distance parcourue. Il apparait clairement que lors de la deuxième décharge (en rose) nous n'étions pas encore au bout de la capacité de la batterie.

7 octobre 2009 - Au Creux du Van à 38 km/h
 

Le 7 octobre 2009, alors que la température avoisine les 23°C à 1000m, je (JCY) tente une sortie en solitaire avec le Trike 333, en direction du Creux du Van. Au final, des valeurs remarquables:

  • 11.7 Wh/km sur 60km (équivalent 0.12 litres/100km !), donc 700Wh, auxquels on peut déduire 150Wh reçus par les panneaux solaires. Mais si on compte que les batteries ont été chargées par le soleil, on peut dire qu'il n'a rien consommé à la prise.

  • 37.7km/h de moyenne, malgré un parcours très loin d'être plat. 

Premier arrêt aux Rasses (grand hotel). La consommation est plutôt haute (montée depuis Sainte-Croix) et avoisine les 25Wh/km, la vitesse moyenne est à peine de 30km/h.

Deuxième arrêt, Mauborget.

La très longue portion relativement plate a fait remonter la moyenne autour de 35km/h, et la consommation moyenne redescend autour de 13Wh/km.

Le temps de reprendre un peu de souffle, et je reprends la direction du Creux du Van.

A l'arrivée au point le plus haut (1333m), la vitesse moyenne est un peu redescendue à cause de la longue montée.

Mais la consommation reste faible, du fait que j'ai pu récupérer de l'énergie dans des portions de descente.

Au retour, je tente l'économie en cherchant à aller vite dans les descentes.

Pour finir, je vais pouvoir récupérer jusqu'à 8% de l'énergie totale du trajet. La récupération ne se fait qu'au dessus de 42km/h, c'est un peu dommage car de fréquents freinages aux alentours de 30km/h sont nécessaires pour ne pas prendre de risques dans certains virages.

Ci-contre un petit arrêt au Chalet La Combaz, sous les yeux de retraités passionnés par le Trike.

Cet essai a permis de tracer une courbe intéressante, celle de la consommation moyenne du Trike en fonction de la pente.

On constate une courbe qui monte sévèrement jusque vers 40Wh/km lorsque la pente dépasse les 5%.

Cela est dû principalement au fait qu'on s'éloigne des rendements exceptionnels du moteur qui est prévu pour fonctionner au dessus de 30km/h.

Attention cette courbe a été réalisé avec un seul passager, et serait nettement plus raide avec deux personnes à bord.